La Boverie, au confluent de l’urbanisme et de la culture

Le 29 janvier dernier, la presse internationale était invitée à découvrir le chantier du futur Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, niché entre la Meuse et la Dérivation, au cœur du parc de la Boverie. Bouchon Magazine vous fait la visite.

Boverie

Aux abords du musée, le parc de la Boverie ressemble plus à un champ de bataille qu’à un écrin de verdure. La pelouse est retournée et les quelques lapins rescapés de l’école maternelle broutent les rares brins d’herbe encore à leur disposition. Nous sommes dans la dernière ligne droite des travaux. Pelleteuses, grues et autres utilitaires semblent sommeiller devant l’entrée du musée, attendant patiemment son ouverture le 5 mai prochain.

BoverieDans le sas d’entrée, les journalistes sont invités à contourner le desk d’accueil, encore emballé dans du papier bulle. Livré d’une seule pièce, celui-ci a été posé là pour les années à venir, prêt à accueillir les dizaines de milliers de visiteurs que la Ville de Liège compte bien attirer en provenance d’ici ou d’ailleurs. Ce nouvel outil culturel est le coeur du fameux axe « Guillemins-Boverie-Médiacité », dont il ne manque que la passerelle pour ne pas que ce beau projet tombe à l’eau.

Après avoir dicté notre nom à une charmante hôtesse et reçu un petit paquet floqué d’un Perron rose contenant toute la documentation nécessaire, nous passons enfin aux choses sérieuses. Ce qui n’est pour l’instant qu’une coquille vide nous impressionne d’emblée par ses dimensions. Spacieuses, les salles du musée regorgent de luminosité grâce au blanc éclatant qui recouvre les murs et à un plafonnier qui filtre la lumière du soleil. La première impression est positive et sera confortée par la seconde salle.

BoverieCelle-ci comporte une large baie vitrée donnant sur la Dérivation et offrant une large perspective sur le parc de la Boverie. L’architecte français Rudy Ricciotti, en charge du projet, souhaitait ouvrir le musée sur la nature qui l’entoure et laisser entrer la lumière naturelle. La mission est accomplie et on ne peut qu’admirer la vue qui s’offre à nous.

La Ville de Liège, en partenariat avec le musée du Louvre, a tenu à souligner ce dialogue entre nature et culture en consacrant la première exposition du musée de la Boverie au « Plein air ». Le fond accompagnera donc la forme, pour un projet ambitieux qui fait se rencontrer l’urbanisme et la culture avec, comme objectif avoué, le redéploiement économique de la ville.

Sur papier, le projet est séduisant. Reste à voir comment s’articulera la scénographie du musée et quelle sera la qualité des expositions proposées, sur lesquelles nous aurons largement l’occasion de revenir sur Bouchon Mag. D’ici-là, n’hésitez pas à sauver les derniers lapins qui gambadent encore ci et là entre les clarks et les pelleteuses. Après tout, c’est Pâques.

Max Bastin

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