Un brin de superstition pour La Cécité des Amoureux

Dans le cadre du Festival Les Parlantes, La Cécité des Amoureux présentera les titres de son premier album au Reflektor. Pour l’occasion, Bouchon Magazine a rencontré le groupe liégeois. Amour de la langue française, pudeur et mystère font le succès de cette formation musicale détonante.

LCDASi comme nous, le nom du groupe vous intrigue, sachez qu’il est le fruit d’une mûre réflexion. « Je désirais former notre nom à partir du sentiment amoureux, un thème énormément abordé dans le domaine de la chanson. L’amour est commun à tous », raconte Jeff, auteur et interprète de la formation. « Il était nécessaire que le nom soit fédérateur et qu’il se passe d’âge, de mode et de sexe. Cette thématique était donc idéale ».

La Cécité des Amoureux, née en 2014, réunit cinq artistes dont la volonté est de mettre en valeur le français. « Un désamour de la chanson française plane au-dessus de la francophonie européenne. On essaie de prouver qu’elle n’est pas synonyme de variété et encore moins de has-been. L’école de la chanson française est importante, même en Belgique. Dominée par le monde anglophone, elle s’impose peu à peu », explique le chanteur.

L’importance de la langue, des traditions et du patrimoine est essentielle pour le quintet. « Mes parents écoutaient du Gainsbourg et du Brel dans la voiture. J’ai grandi avec cet amour de la chanson « expression francophone », comme j’aime l’appeler », nous confie Julien, guitariste du groupe. « Je me demande souvent le pourquoi de cet amour de l’anglais en Belgique ? Le français est ma langue maternelle, l’employer dans mes écrits est donc logique. Je trouve nécessaire de communiquer avec le public, c’est la base de l’expression artistique. Avant de se faire comprendre, il faut se faire entendre », continue Jeff.

Se faire entendre, le groupe s’y est consacré durant une multitude de concerts. La Cécité des Amoureux a réalisé un parcours plutôt atypique, préférant se lancer sur scène avant de matérialiser ses créations. « Nous avions envie de rencontrer le public et de nous y confronter. L’idée était de voir si notre démarche allait plaire ou non. Par chance, une place était à prendre. Etrenner les chansons sur scène nous a permis de sélectionner les titres afin de produire un album cohérent ».

Enregistrer dans les studios des plus grands noms de la chanson française est troublant.

Le groupe revient sur les planches du Reflektor dans le cadre des Parlantes, après un an et demi d’absence. « La culture est élémentaire pour nous, tous domaines confondus. Etre invités à chanter dans un festival d’écriture est plutôt étonnant. Cette idée est audacieuse et provocante. Cela nous a beaucoup plu. Le mélange des genres est génial : quel groupe musical peut se vanter d’avoir l’honneur d’être aux côtés de Richard Boringer sur une affiche ? », poursuit Jeff.

La Cécité des Amoureux y présentera son premier album dont la sortie est prévue pour l’automne. Le mystère et la pudeur sont de mise : on n’en saura guère plus. « Quand on produit quelque chose, on n’a pas envie d’en dire trop. Ça porte le mauvais œil ! », La Cécité des Amoureuxexplique le chanteur. Quelques éléments nous ont néanmoins été dévoilés. L’album décrypte certains aspects de la vie amoureuse dans des morceaux où cuivres, guitare et piano se mélangent. Un trio à cordes vient également ajouter son grain de sel.

Concernant la production, le groupe s’est très bien entouré. « Nous sommes fiers d’avoir collaboré avec l’équipe franco-belge d’Alain Bashung et de Christophe. Enregistrer dans les studios des plus grands noms de la chanson française est très troublant », nous livrent les deux acolytes. Le reste relève du secret… Si l’envie d’en savoir plus sur ce premier opus est plus forte que tout, rendez-vous le 9 mars au Reflektor. Le groupe a énormément travaillé sa mise en scène, comme à son habitude. « Il y aura beaucoup de décors et de visuels. Nous avons collaboré avec de nombreux artistes tels que la sculptrice Nel ou la bijoutière liégeoise Louise Kopij. Nous profitons de la musique pour amener le public vers d’autres formes d’art », conclut Jeff.

Vous n’êtes pas disponible mercredi ? Pas de panique, le groupe a prévu d’autres dates. Mais ça aussi, ça reste un secret. Un concert devrait avoir lieu au printemps en Cité Ardente… Mais on ne vous a rien dit, n’est-ce pas ?

J.F.

Les Parlantes présentent La Cécité des Amoureux le 9 mars à 19h30 au Reflektor.

Crédits photos : © NEL-14152.

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