La Nuit Animée 2016 : entre éclectisme et érotisme

En dix ans de vie à Liège, je n’avais encore jamais assisté à la Nuit Animée, soirée de projection de courts métrages qui clôt le Festival Anima. Cette année cependant, la curiosité m’a gagné et je me suis retrouvée  installée confortablement au Cinéma Le Parc, prête à découvrir les films inédits sélectionnés pour l’occasion.

Cela fait 21 ans que la Nuit Animée propose aux spectateurs une quarantaine de courts métrages d’animation issus des quatre coins du monde et réalisés aussi bien par des professionnels que par des amateurs. La soirée est divisée en trois programmes, un entracte séparant chacun d’eux et permettant de ne pas avoir la sensation d’ingurgiter sans relâche les films, et de se régaler avec un choco-glacé.

Tombes et ManègesEn ouverture de la Nuit Animée, les programmateurs ont souhaité proposer une création locale avec le très joli “Tombes & Manèges” (photo), film abordant la mort avec humour et mélancolie, produit par l’école parisienne Isart Digital. Même si l’initiative est belle et que Ambre Pochet, coréalisatrice présente lors de la projection, est née en Cité Ardente, on regrette qu’une création belge, voire liégeoise, n’ait pas été sélectionnée.

Les courts métrages se sont ensuite enchaînés, des plus classiques aux plus créatifs. On retiendra parmi eux “Je suis Super”, de Christophe Blanc, qui propose sa propre version de l’extinction de ses amis les dinosaures. “Pandemonio”, court métrage italien de Valerio Spinelli, et son kaléidoscope de monstres hypnotiques est également à épingler. Dans un registre plus réaliste, “Tombé du nid” de Loïc Espuche, met en avant avec humour et poésie le côté sensible de deux jeunes séducteurs. Le public a également profité des précieuses explications scientifiques, au sujet de la peur en avion, du toujours comique Professeur Moustache de “Tu mourras moins bête”, série animée adaptée du célèbre blog BD éponyme.

Festival AnimaLancé après minuit, le programme 3 et ses courts métrages aux couleurs de l’amour était l’introduction parfaite au dimanche de Saint-Valentin. “Amélia & Duarte”, de Alice Guimarae et Monica Santos, nous a raconté les douleurs de l’amour tandis que “Master Blaster”, de Sawako Kabuki, et “Cream Tease”, de Seed Animation, ont abordé le sujet d’un côté plus comico-érotique.

Même s’il est dommage que les productions locales ne soient pas davantage mises en avant, le programme éclectique de la Nuit Animée m’a régalée. Il est d’ailleurs toujours disponible ici si l’envie vous prend de suivre mes recommandations ou de découvrir les autres courts métrages projetés.

Louise Lange

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