Trust Me : soirée en toute confiance au Cadran

Samedi dernier, le Cadran lançait son nouveau concept de soirée : Trust Me. Un prix plancher (5€) et une sélection pointilleuse d’artistes prometteurs. Ce soir-là, la techno était à l’honneur. Pour l’occasion, Rolando avait fait le déplacement de Détroit jusqu’à notre petite ville.

Trust Me

Quand j’arrive vers minuit, on ne peut pas encore vraiment parler de salle comble. Il faut dire que tous les étudiants sont aux Transardentes et tous les bobos aux Transbarbantes. La concurrence est donc rude. Cela dit, ça ne me dérange pas, pour une fois j’aurai un peu de place pour bouger. Je n’entends que d’une oreille la fin du set d’Alex Sender, mais pas d’inquiétude, il s’occupe de clôturer la soirée aussi. Une fois n’est pas coutume, c’est donc par la tête d’affiche que je commence la soirée.

Rolando n’a rien d’un inconnu. Signé sur Underground Resistance, résidant au Berghain, producteur d’un hit toujours présent dans de nombreux sets… En réalité, ça me laisse plutôt perplexe quant au concept même de la soirée. Le Cadran prévient toutefois : dans le futur, la tête d’affiche pourrait bien ne pas être annoncée du tout. J’imagine que les circonstances spéciales de ce samedi nécessitaient bien une entorse à la règle. Etrange, cependant, de commencer par une exception.

Trust MeMais revenons à l’essentiel : la musique. Rolando n’avait pas franchement l’air passionné d’être là. Je ne lui lancerai pas la pierre, le dancefloor est encore bien vide et l’ambiance, pas dingue. Heureusement, il joue deux heures. Vers 1h30, la salle est déjà nettement plus remplie, et l’humeur du DJ, visiblement meilleure. Sans surprise, sa musique aussi. Il a fallu attendre pour qu’il nous gratifie de ses plus grands hits, mais c’est qu’il attendait le bon moment. Et c’est efficace : la sélection fait bien bouger, est mélodique, en évitant de verser dans l’agressivité. Le public est réceptif, c’est de la techno un brin old school, idéale à cette heure de la nuit.

Il est 2h30 quand Dany Rodriguez (oui, encore !) rentre en scène. Le volume monte, et le ton change, avec une techno lourde et minimale, qui se démarque complètement de ce qu’on vient d’entendre. Cela fonctionne toujours bien cependant, tout le monde reste bien éveillé jusque 4h, où se produit en duo et en live CYRK. Association du liégeois Sierra Sam et de l’allemand Pascal Hetzel, le duo délivre un son un peu moins furieux, mais plus travaillée et très efficace. Leur passage sur scène est court, mais remarqué. À 5h, ils laissent déjà leur place à Alex Sender, qui malgré l’heure, à de l’énergie à revendre. Le local de Sprimont propose une musique dans la continuité de ceux qui le précèdent, mais avec une touche plus planante, orientée deep techno. Ca fonctionne toujours bien, très bien même : à 6h08, le staff est obligé d’intervenir pour couper la sono. On aurait bien encore un peu danser…

Denis Ledent

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