Performance honorable pour le Baron de la techno

Vendredi dernier, Dave Clarke se produisait dans un club liégeois qu’il n’est plus besoin de présenter : Le Cadran. Malgré une salle comble, la performance ne convainc qu’à moitié… mais personne ne le lui reprochera.

Dave Clark

Arrivé à 1h, je suis quelque peu surpris de trouver salle comble. Sans nul doute, Dave Clarke est un pilier de la techno, mais ce genre si bien enraciné chez nos voisins allemands et néerlandais a souvent peiné à connaitre le même succès à Liège. Quelques semaines plus tôt au même endroit, Carl Craig ne réunissait pas autant de monde, alors qu’il est une légende du genre, et qu’il avait dû voler quelques 6500 km depuis Detroit pour tourner en Europe. C’est autre chose que de venir d’Amsterdam. On se souvient également du Link Festival, qui malgré une affiche extraordinaire, n’avait connu qu’un succès modéré.

En soi, c’est tout de même une bonne nouvelle, la techno est toujours capable de remplir des salles dans ma petite ville. Pour l’occasion, le Studio 22 est ouvert afin d’offrir plus d’espace aux danseurs, et quand j’arrive, la file à l’entrée est conséquente, même si l’attente se révèle finalement courte.

Dany Rodriguez précède l’invité principal, ça en deviens d’ailleurs presqu’une habitude. Comme toujours, on a à faire à des sons qui frappent fort, mais à un set somme toute assez convenu et sans grande surprise. Le public est toutefois réceptif, et quand Dave Clarke rentre en scène, la foule est prête… mais l’artiste peut-être pas. Quelques heures avant de monter sur scène, l’Anglais expatrié à Amsterdam communique à plusieurs reprises sur Facebook son désarroi face aux attentats qui viennent d’avoir lieu à Paris.

Sa présence sur scène en prend forcément un coup. Plusieurs fans dans la salle pensent comme moi qu’il n’a pas l’air dedans. Les tracks s’enchaînent et nul doute, c’est un son bien à lui qu’on entend, mais le tout ne semble pas très peaufiné, et le résultat peine à convaincre. Difficile de lui en vouloir.

Le CadranIl quitte la scène aussi modestement qu’il y est monté, et laisse la place au local Tom Hades.

Ça tombe bien, parce que ça fait un paquet de fois que je le rate, alors qu’il se produit très fréquemment en Belgique. C’est une très bonne surprise après la légère amertume laissée par Clarke. On monte d’un cran en puissance, ce qui est de rigueur quand il faut maintenir une foule en forme à 4h du matin. Beaucoup plus présent sur scène, l’artiste tirlemontois donne vraiment de sa personne, et ça marche avec le dancefloor, qui reste très animé jusque 5h passé.

C’est Xentrix qui clôture et pour le coup, je découvre sur place. Le Liègeois dont la carrure n’a rien à envier aux vigiles délivre une performance qui fait honneur à son tee shirt Underground Resistance : puissante et minimale. C’est avec regret que je lui fais faux bond à 6h15, heure de mon premier train, mais j’ai une excuse : le lendemain je remets ça. Sacré week-end.

Denis Ledent

© Denis Ledent Photo

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