Lieutenant : panoplie et armada

Lieutenant passe à l’offensive avec un premier album audacieux, Au coeur de l’arène, dont la sortie est agrémentée d’une série de tableaux et d’une nouvelle. Les quatre comparses défendront leur dernier né le 10 novembre au Reflektor en compagnie d’un quatuor à cordes. A Liège, l’union fait la force, nous raconte Laurent.

Lieutenant

Pourquoi êtes-vous passés au français pour votre premier album ?

On ressentait une légère frustration d’écrire des paroles sensées que le public ne comprenait finalement pas. On voyait que le message ne passait pas, les gens se contentaient de taper du pied aux concerts. On a donc eu envie de partager plus que des mélodies. Et puis, c’est la langue qu’on a choisie pour rester cohérents avec l’histoire de Philippe.

L’album a inspiré une nouvelle et une exposition de peinture. Comment en êtes-vous arrivés à ce triple concept très audacieux ?

A la base, on a écrit les chansons. La musique était une priorité. Mais, petit à petit, Philippe (écriture) et Pierre (peinture) se sont inspirés des morceaux pour créer quelque chose d’harmonieux. On s’est ensuite aperçus qu’il y avait un ordre logique à dégager et on a continué à travailler tous ensemble. La création des trois objets a donc été développée en parallèle.

Que raconte Au cœur de l’arène ?

Au cœur de l’arène évoque le parcours d’émancipation d’un homme. Sa recherche d’amour et d’idéal politique. Cet homme se trouve dans une société démocratique individualisante. Nous, on croit qu’il est possible de construire une société idéale si l’on travaille ensemble. C’est d’ailleurs ce qu’on a réussi à faire avec cet album. On a tous des goûts musicaux forts différents : l’un est plutôt jazz, l’autre pop, folk, ou classique. De toutes ces différences, on est parvenus à créer collectivement quelque chose de cohérent.

Au coeur de l'arèneQuels seraient les obstacles que l’on rencontre dans l’arène de la société actuelle ?

Le plus gros obstacle est l’isolement des individus, il n’y a plus de lieu de parole collective, ou peu (Peur). On évolue dans une société où le pouvoir divise par la peur. C’est ce qu’explique la dernière chanson de l’album, Paradis Perdu – Acte II.

 Que penses-tu de la collectivité dans le monde de la musique à Liège ?

Artistiquement, Liège est un vivier incroyable. Il y a pas mal de structures qui aident les groupes. Il y a également des soutiens politiques, ce qui est assez admirable. L’initiative DynamoCoop a également été créée. On voit encore une fois que cela fonctionne quand on se met ensemble. Notre album a pu voir le jour grâce à la contribution de nombreuses personnes puisqu’il a été financé sur Kiss Kiss Bank Bank.

Lieutenant sera en concert ce mardi 10 novembre au Reflektor. N’oubliez pas d’aller faire un petit tour par les Territoires de la Mémoire afin d’admirer les sublimes toiles de Pierre et de vous procurer la nouvelle de Philippe Lecrenier.

Julie Jüngling

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s