Bouli Lanners : « Tarantula a été très couillu de produire ce film »

Jeudi dernier, le cinéma Le Parc accueillait l’avant-première du long-métrage Tous les chats sont gris, de la jeune réalisatrice belge Savina Dellicour. A l’affiche de cette production 100% belge, on retrouve notre Bouli Lanners local ainsi que la jeune révélation Manon Capelle. Bouchon Magazine les a rencontrés juste avant la projection.

© Crédits photos : Dominique Houcmant – Goldo

Quand nous arrivons au café Le Parc, l’endroit est déjà plein à craquer. Les conversations montent de partout et nous retrouvons l’équipe du film à l’étage, un peu à l’écart du brouhaha ambiant. La réalisatrice, Savina Dellicour, vit un tournant dans sa carrière de cinéaste : il s’agit de son tout premier long-métrage. Toutefois, elle revient en Belgique avec une solide expérience derrière la caméra. « J’ai fait mes armes en Angleterre en réalisant une série populaire », explique-t-elle. « On n’arrêtait pas de tourner. C’était un entraînement militaire, avec une approche très pragmatique du métier de réalisateur ». Quand on demande à Bouli Lanners s’il a partagé son expérience à la réalisation avec Savina, celui-ci est catégorique. « Quand je suis comédien, je n’interfère jamais dans la mise en scène, il n’y a rien de plus casse-couille ! ».

Tous les chats sont grisFace à lui, pour lui donner la réplique, on découvre la jeune actrice Manon Capelle, tout juste âgée de 18 ans. « Je n’étais pas trop intimidée par Bouli, car je ne savais pas qui c’était », nous avoue-t-elle en rigolant. « Les comédiens ont tous été cool avec moi, on formait une famille sur le tournage. On a beaucoup travaillé avec la réalisation en amont du film. Sur le plateau, je ne pensais plus à ce que je devais faire ». Le défi était pourtant de taille pour la jeune fille, car son rôle demandait une certaine maturité. « Dorothy, mon personnage, recherche son père biologique et va engager un détective privé pour le retrouver », raconte-elle. « Je reconnais que les scènes d’engueulade me faisaient peur, mais finalement tout s’est bien passé ».

J’aimais bien cette paternité biaisée du personnage.

« Au début, c’était une petite souris », explique Bouli Lanners au sujet de sa partenaire. « Au fil des jours, elle s’est totalement épanouie. Elle a très vite intégré toutes les façons de fonctionner sur un tournage ». L’acteur liégeois a lui aussi pris beaucoup de plaisir sur ce film. « C’est la première fois que je jouais un détective. Ici, l’idée était de casser les clichés avec des enquêtes pas très glorieuses ». Ce personnage attachant, un peu paumé, Savina Dellicour l’avait en tête depuis longtemps. « Je voulais explorer la solitude d’un vrai détective. Sa rencontre avec Dorothy va lui donner des envies de paternité pourtant inaccessibles ». C’est d’ailleurs cette facette du personnage qui a séduit Bouli Lanners. « J’aimais bien cette paternité biaisée, le fait qu’un type maladroit de 47 ans ait soudainement envie d’un enfant alors qu’il n’a pas cette fibre en lui ».

Savina Dellicour et Bouli LannersLe film, très touchant, offre également une vision de l’adolescence un peu désenchantée. « Je crois qu’on a tous besoin de trouver nos limites et de se trouver nous-mêmes », explique Manon Capelle. « Quand on est ado, on fait parfois tout ce qui nous passe par la tête ». À peine débarqué sur nos écrans, Tous les chats sont gris peut déjà se targuer d’avoir remporté plusieurs récompenses. « C’était très couillu de la part de Tarantula (ndlr : société de production liégeoise) d’avoir soutenu ce projet », souligne Bouli Lanners. « Ils l’ont fait et le résultat est là ! ». Savina Dellicour reconnaît l’importance d’avoir la reconnaissance du milieu. « La réalisation est un combat permanent, on a tous besoin de se sentir soutenu ».

Vous aussi, soutenez Tous les chats sont gris en vous rendant dans les salles des Grignoux. Vous trouverez le programme des séances sur leur site internet.

Merci à Dominique Houcmant – Goldo pour le reportage photo !

Julie Jüngling et Max Bastin

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