Projection unique au Parc : « En quête de sens »

En quête de sensLundi soir avait lieu au Cinéma Le Parc la projection jusqu’alors unique de En quête de sens. Ce docu vendant le « voyage initiatique » de deux jeunes français m’avait interpellée lorsque, plus tôt dans la journée, je m’interrogeai sur la tournure qu’allait prendre mon lundi soir. En constatant la salle comble, je me suis rendue compte que je n’étais manifestement pas la seule à vouloir en savoir plus sur le périple de Marc et Nathanaël.

Ça commence comme ça : cloué au lit à cause d’un mauvais dribble, Marc – 26 ans, business developer à Manhattan pour une grosse multinationale – visionne quelques documentaires laissés sur son ordinateur par son ami Nathanaël. Tous traitent de l’influence du capitalisme sur la destruction du monde. C’est le déclic. Il se rend compte de son implication dans cette spirale consumériste, décide de tout plaquer et de partir pour l’Inde. Il y rejoint Nathanaël, qui y termine un film sur la gestion de l’eau dans le pays. Conscient de la métamorphose qu’est en train de vivre Marc, Nathanaël décide de le filmer et de devenir témoin de l’évolution de sa pensée, de ses rencontres, de sa nouvelle vision du monde.

De l’Inde au Mexique, en passant par la France et les Etats-Unis, les deux protagonistes se nourrissent des pensées des gens qu’ils croisent et se questionnent sur nos modes de consommation. En Inde, l’activiste Satish Kumar leur explique la nécessité de baser notre économie sur les cycles de la nature. En France, Pierre Rabhi les sensibilise au concept d’agroécologie et insiste sur le fait que la joie est le bien suprême, et que celle-ci ne s’achète pas. Au Mexique, ils rencontrent José Luis Tenoch, gardien de la culture aztèque, qui les initie au Temazcal, pratique qui purifie le corps et l’esprit. A la fin du voyage, Marc et Nathanaël arrivent à la même conclusion : activistes, chamans et scientifique s’accordent à dire qu’on a perdu l’idée du vivant.

Problème : leurs têtes sont pleines mais leurs poches sont vides.

Ils rentrent en France au terme de six mois de voyage, grandis par leurs réflexions et les rencontres. Des 80 heures de rush récoltées, ils décident de faire un film destiné à conscientiser sans moraliser. Problème : leurs têtes sont pleines mais leurs poches sont vides. Ils se tournent vers une solution participative et séduisent 963 internautes qui investissent dans leur film. Après un an de post-production, le docu est prêt à être diffusé, mais la sortie en salle n’est pas prévue. C’était sans compter sur ceux qui ont vu ce projet comme une bouffée d’oxygène : des spectateurs se réunissent et se joignent à des associations pour promouvoir la diffusion du documentaire.

Voilà comment il s’est retrouvé au Parc, voilà comment la projection était, au début, unique. Car, au vu de l’engouement provoqué par cette première projection, Les Grignoux ont décidé de le reprogrammer au mois de mai. Si vous êtes prêt à remettre en jeu votre mode de vie en répondant à cette invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie, scrutez donc votre journal, la date ne devrait pas tarder à tomber !

Louise Lange

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