Tourné au vinaigre : Bouchon Mag 1st Birthday

Chronique du vendredi 19 septembre

J’sais pas vous, mais moi, les anniversaires ça me fout toujours un peu le cafard (presqu’autant que les fêtes de fin d’année) et comme disait Victor Hugo : « Ce n’est pas parce que cent personnes vous souhaitent un bon anniversaire sur votre mur Facebook que ces gens pensent vraiment à vous ». Mais comme je suis de bonne humeur ce vendredi, je vais quand même vous raconter ma soirée.

Lorsque que j’arrive au Live Club, les concerts ont déjà commencé. Vu la chaleur, je préfère me rendre directement au bar. Je commande, reçois, paye et sirote ma bière au comptoir quand une jolie blonde débarque à côté de moi, elle aussi en quête d’un rafraichissement. Lunettes de soleil dans les cheveux, chemise ouverte sur mon torse, sourire ravageur, j’entame la conversation :

The Poneymen– Excuse-moi ma belle, qui joue pour le moment ?

Elle me regarde comme si j’étais Leonardo (la tortue ninja dégueulasse, pas Dicaprio hein).

– Ben Poneymen…

– « Ben Poneymen, ben Poneymen ». Ça va, c’est pas les Stones non plus…

– OK. Connard.

C’est en me retournant vers la scène pour profiter de sa fuite que j’aperçois les membres du groupes… Ouais, effectivement, c’est difficile de se tromper. Le groupe dégage un bon son (d’avoine), mais j’ai quand même du mal à passer outre leur tête de cheval : je m’imagine dans un rituel sexuel sataniste mi-Eyes Wide Shut mi-True Detective et, quand je vois le chauve de 130 kilos à côté de moi, je ne tiens vraiment pas à approfondir… notre relation.

Me voilà ensuite réquisitionné pour faire les entrées. Oui, parce qu’en plus d’écrire de savoureuses chroniques, votre serviteur est obligé de mettre la main à la pâte dans l’organisation du concert, et le tout bé-né-vo-le-ment (ce mot me fait toujours frémir). Deux postes possibles : récolter l’argent ou attacher les bracelets, en d’autres mots : caresser des billets ou tripoter des poignets. Les uns comme les autres doivent être couverts de bactéries et de virus de tout âge (surtout vu la tête de certains énergumènes). Je choisis de faire la caisse parce que je ne me suis jamais pris la tête avec un billet de dix euros. Par chance, je fais équipe avec la sublime, la brillante, la ravissante rédactrice en chef du Bouchon (je compte demander une augmentation bientôt, mais ça reste entre nous). C’était sans compter que seulement dix minutes après le début de notre service, Madame quitte son poste pour aller faire je ne sais quoi et est remplacée par le non moins sublime, non moins brillant, non moins ravissant père du rédacteur en chef avec qui j’ai autant d’affinité qu’avec un haricot vert.

Garage Door Trauma
Amaury

Lorsque je termine mon service, c’est Garage Door Trauma qui officie. Bon, je n’ai rien contre ce groupe, mais faut avouer que c’est pas ce qu’il y a de plus festif comme musique pour un anniversaire. Puis, je dois avouer que ce qui m’énerve vraiment, c’est qu’un des membres a le même prénom que moi. Je n’aime déjà pas qu’on partage les mêmes idées que moi, alors mon prénom… Ne m’en déplaise, le public présent a l’air de passer un très bon moment.

Les Big Moustache Bandits clôturent la soirée. Notre tête d’affiche n’a pas failli à sa réputation : des riffs explosifs, des poils, des marcels noirs, des voix éraillées, de la sueur, du rock quoi ! Ils enchainent les morceaux et terminent par un « A feeling Inside » presque déjà culte ! On pourrait juste regretter l’absence du jeune mannequin polonais qui officiait dans le clip. En guise d’apologie, le chanteur, sans la moindre considération pour les règles, les lois, la sensibilité des personnes présentes, dans une attitude rebelle, tellement rock and roll, nous assène un « VOUS ÊTES GENIAL » qui restera longtemps gravé dans ma mémoire.

Big Moustache BanditsAprès être sorti prendre l’air, je reviens pour le DJ SET des It It Anita. Quelques couples dansent langoureusement sur les paroles du poète romantique P. Katerine : « Excuse-moi, j’ai éjaculé dans tes cheveux à un moment inadéquat, je ne croyais pas que ça partirait, mais quand tu fais des trucs comme ça, je ne peux pas m’en empêcher, pourtant j’essayais de penser à autre chose ».

Il est temps que je rentre, mais avant, à tous les rédacteurs du Bouchon, je voulais dire moi aussi : « Vous êtes génial ! ».

A. S.

© Photos : Denis Ledent.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s