L’effet Placebo agit sur les Ardentes

Vendredi soir, le festival Les Ardentes accueillait Placebo pour un concert que beaucoup attendaient. Le groupe emmené par Brian Molko n’a pas failli à son statut de tête d’affiche en offrant aux festivaliers un show maîtrisé de bout en bout.

Placebo

Cette année, les concerts de rock ne sont pas légion aux Ardentes, le rap et le hip hop ayant pris d’assaut l’affiche de cette neuvième édition. Heureusement pour les amateurs de cuir et de grosses guitares, Placebo venait défendre le genre sur la main stage après un concert enflammé de Method Man & Redman qui, comme en 2009, a ravi les festivaliers.

Placebo comme tête d’affiche, c’est un joli tour de force de la part des organisateurs. Beaucoup diront cependant que le groupe emmené par Brian Molko a un peu de mal à se recycler et verse parfois dans la soupe commerciale. C’est vrai. Toutefois, Placebo n’en reste pas moins un groupe phare des années 2000 et constitue une véritable manne à tubes.

Sur scène, le groupe londonien n’a pas déçu, fort d’une prestation d’une heure et demi parfaitement maîtrisée. Nous avions enfin l’impression d’être à un gros festival d’été, sur une plaine bondée envahie par un son puissant et bien réglé (chose rare durant cette journée aux Ardentes). Même la pluie ne semblait pas atteindre les visages de festivaliers un peu mous, mais visiblement conquis par le show offert par Brian et ses potes.

La foule s’est enfin réveillée lorsque, en l’espace de vingt minutes, le groupe a joué ses succès à un rythme effréné. Song to Say Goodbye, Special K et Bitter End s’enchaînent pour un moment de pure folie, avant que le show ne s’essouffle un peu, notamment au début d’un rappel un peu longuet. Le point d’orgue du concert est atteint avec une sublime reprise de Running Up that Hill de Kate Bush, présente dans les bonus de l’album « Sleeping with Ghosts ».

Au final, le concert des Londoniens vient agir comme un effet Placebo sur les festivaliers, qui avaient l’impression en quittant la plaine d’avoir assisté à un grand moment de festival. Malheureusement, un bon concert de rock ne peut masquer à lui seul l’overdose de hip hop (avec du bon et du moins bon) et les problèmes de son rencontrés durant cette journée.

Max Bastin

Setlist :

B3 (B3, EP 2012)
For What It’s Worth (Battle For The Sun, 2009)
Loud Like Love (Loud Like Love, 2013)
Allergic (to Thoughts of Mother Earth) (Without You I’m Nothing, 1998)
Every Me Every You (Without You I’m Nothing, 1998)
Scene of the crime (Loud Like Love, 2013)
A Million Little Pieces (Loud Like Love, 2013)
Rob The Bank (Loud Like Love, 2013)
Too Many Friends (Loud Like Love, 2013)
Space Monkey (Meds, 2006)
One of a Kind (Meds, 2006)
Exit Wounds (Loud Like Love, 2013)
Meds (Meds, 2006)
Song to Say Goodbye (Meds, 2006)
Special K (Black Market Music, 2000)
The Bitter End (Sleeping with Ghosts, 2003)

Rappel :

Begin The End (Loud Like Love, 2013)
Running Up That Hill (Kate Bush cover, bonus de l’album Sleeping with Ghosts, 2003)
Post Blue (Meds, 2006)
Infra-Red (Meds, 2006)

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s