Les R’tardataires arrivent à point !

Alors qu’ils bossaient dur sur les répétitions de leur release party, Les R’tardataires ont pris le temps de nous accueillir au Centre Culturel de Chênée où ils ont établi leur QG jusqu’au 18 avril.

Les R'tardataires

Cela fait trois ans que vous tournez à Liège et dans les autres provinces. Pouvez-vous résumer votre parcours pour nos lecteurs ?

Ced : On a commencé à travailler sur des morceaux avec Max dans sa chambre. On a alors composé « On s’fait plaisir », une première démo qu’on a présenté sur scène au Live on Stage à Chênée, en novembre 2010. Il nous a ensuite fallu trouver des musiciens avec qui on a fait pas mal de dates sur Liège. On adore le public liégeois ! C’est par l’intermédiaire de Damien Chierici qu’on a ensuite pu jouer à gauche et à droite en Wallonie. On a réalisé à l’époque un E.P. de quatre titres. Après, on a eu l’envie de faire un album, mais ça a pris plus de temps qu’on ne l’imaginait.

Comment définiriez-vous votre musique ?

Benoît : On part d’une base hip hop, mais on retrouve également un mélange des genres : du funcky, du reggae, du manouche, etc. On a tous des influences différentes qu’on essaie de faire coïncider. Au final, on obtient une belle fusion de styles. En ce qui concerne les thèmes chers aux R’tardataires, ils sont également assez variés : il y a sur l’album plusieurs références au temps avec lesquelles on joue sur notre nom (« En r’tard » ; « Zion » ; « On remet les pendules à l’heure »).

Qui se cache derrière vos textes ?

Ced : On écrit avec Max en partant chacun d’un thème et on rebondit ensuite l’un sur l’autre. Nos textes parlent d’une grand-mère qu’on place en maison de retraite (« Mamy Blues »), des soirées mousse (« Soirée mousse »), d’escargots qui sont une métaphore pour les SDF (« Les escargots-DF »), de martiens qui sont assez fous pour vouloir partir en vacances sur la terre (« Sur terre en vacances »). Nos paroles ne sont jamais tristes malgré certains thèmes délicats. On raconte toujours nos histoires avec une touche d’humour, le second degré ou l’ironie et le cynisme sont toujours présents.

Quand on vous voit en live, vous êtes plein d’énergie, tout le monde danse, c’est très festif. Quel est votre rapport à la scène ?

Max : La vie est déjà assez chiante comme ça, alors autant qu’on s’amuse sur scène et qu’on partage de la bonne humeur. On veut faire la fête avec le public, mettre l’ambiance. C’est notre côté liégeois.

Ced : Nos influences, notamment funky, rendent les chansons plus dansantes également. Et puis, avec le public liégeois qui est toujours bien chaud, ça décolle vite.

Qu’est-ce que ça représente pour vous de jouer sur la scène des Ardentes ?

Ced : On kiffe d’y être enfin. Ça tombe au bon moment avec le nouvel album. C’est une sorte reconnaissance, c’est sûr. Les organisateurs voient qu’on est prêts à présent. C’est une nouvelle étape. On a déjà eu Dour l’an passé, mais là on va pouvoir jouer devant notre public. On est chez nous, c’est cool.

Comment vivez-vous le fait que la scène liégeoise soit très axée pop-rock ?

Ced : C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses qui sont faites pour les groupes pop-rock, les subsides vont plus facilement pour ce type de formation. Maintenant, pour nous, ça ne pose pas de problème vu qu’on fait beaucoup de festivals rock. Comme nos influences sont diversifiées et qu’on a un côté très festif sur scène, on arrive à être bookés dans ce genre d’endroits. Et puis, le rap et le reggae commencent à devenir des styles à la mode.

Max : Ouais, les bobos commencent à aimer le rap (rires) ! À Liège, il y a une belle mouvance hip hop avec notamment Old Jazzy Beat Mastazz.

Mieux vaut tard que jamaisVotre album s’appelle « Mieux vaut tard que jamais ». Peut-on dire que ça le définit bien ?

Ced : C’est vrai qu’on l’avait déjà annoncé pour septembre 2013. En fait on a déjà annoncé l’album quelques fois (rires). C’est un travail de fou, peut-être qu’on ne s’en rendait pas compte. L’album compte beaucoup de morceaux, ça prend du temps. On est très old school, on voulait que l’album contiennent facilement dix-huit titres avec une intro, une chanson cachée, etc. C’est comme les featuring qui sont courants dans les albums rap. On ne se voyait pas sortir cet album sans featuring. Vu qu’on a mis du temps à le sortir, on avait envie que tous nos morceaux soient dessus.

Êtes-vous stressés pour vendredi ?

Max : Oui, il y a un stress particulier pour la release. Tous les morceaux n’ont pas encore été joués, notamment ceux avec les featuring qu’on doit encore répéter.

Andrea : Il y a aussi une petite appréhension pour la réception de l’album par le public. L’album est fort différent de ce qu’on a pu proposer sur scène, ça peut surprendre.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Tous : Que la release party soit un succès et que l’album marche bien. 

Entretien réalisé par Julie Jüngling

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