Tourné au vinaigre : release party de Kennedy’s Bridge

KB Basics

Chronique du jeudi 20 mars

J’sais pas vous, mais moi, le rock liégeois, je trouve que ça forme une grande famille (presqu’autant que les forains, mais eux, c’est des consanguins, c’est pas pareil). Du coup, quand vous arrivez au concert de l’étoile montante du pop rock liégeois, tout le monde a forcément un lien. « Hey, toi ici ? », « Oui je suis l’ami d’enfance du cousin du claviériste, et toi ?», « Moi, j’étais en cours avec la sœur du guitariste », « Le monde est petit, hein ? », « À qui le dis-tu ! ». Il ne manque plus qu’un buffet froid et un rosé dégueulasse et on est au mariage de la petite cousine. Ça marche aussi avec de la tarte au riz et du café pour l’enterrement de mamy, ce qui n’est pas forcément moins festif… contrairement à l’enterrement de la petite cousine ou au mariage de mamy.

Bon, déjà, Kennedy’s Bridge, c’est un nom qui claque : une référence liégeoise avec un patronyme US. On peut imaginer que c’est à cet endroit qu’ils se sont rencontrés, qu’ils ont bu leur première canette de bière, fumé leur premier… enfin, plein de trucs. À bien y réfléchir, ils sont plutôt bien tombés, parce que dans mon cas, « Parochial House Saint Peter » aurait été plus difficile à vendre.

21h. Après une première partie dont je ne parlerai pas par respect pour les membres du groupe, le concert commence. Les Kennedy’s Bridge envoient un son propre, rythmé et plein d’énergie. On sent une vraie cohésion et un plaisir à jouer ensemble. Les morceaux s’enchainent dans une ambiance excellente. D’un autre côté, le public est ultra chaud. À peine un membre tape dans les mains que tout le public l’accompagne (une réaction qui ferait jalouser Kim Jong-Un quand il pousse la chansonnette au palais).

Bien que le style du groupe soit fort dans l’air du temps, voire un peu déjà éculé (toi-même), on ne doute pas que ces benjamins perceront très vite tant leur présence, leur jeu et leur assurance impressionnent. Bon, apparemment, l’anglais du chanteur est fort approximatif dans la prononciation. Il y a toujours un polyglotte pour venir te faire ce genre de réflexion après un concert de rock alors que, quand Shakira te massacre Molière en reprenant du Cabrel, il n’y a personne. Mais vu mon niveau d’anglais, je ne ferai aucun commentaire. (NO COMMENT DUDE)

Le concert terminé, le chanteur nous propose d’acquérir le nouvel EP. N’ayant pas encore de support physique, les KB vendent des cassettes audio dont le boitier comprend un code pour télécharger ledit EP sur les plateformes légales : super idée. Mais là, c’est le drame… Il croit bon d’ajouter : vous pouvez toujours écouter les cassettes, vous tomberez sur du Julien Clerc ou du Michel Fugain… Malheureux, ton petit rock sonne bien, mais avec quelques verres dans le nez, à mes yeux, et sans faire la fine bouche, je préfère dans les oreilles (tête épaule et genoux pieds, genoux pieds) un bon vieux Cœur de rocker  ou un Viva la vida  (« C’est pas Coldplay qui chante ça ? », « NON ! »). Et, pour peu qu’il y ait un micro branché dans la salle, c’est parti pour le karaoké (c’est Singstar sans PS3, gamin) !

La soirée finit par la projection de leur nouveau clip. Belles images, bon son, belle blonde… Je n’ai pas tout compris, mais je commence à avoir l’habitude avec la scène rock liégeoise.

A.S.

Advertisements

One thought on “Tourné au vinaigre : release party de Kennedy’s Bridge

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s