Gaëtan Roussel : itinéraire d’un enfant doué

La semaine passée, les Ardentes Club accueillaient Gaëtan Roussel à Liège. Bouchon Mag était au Manège de la Caserne Fonck pour assister à un concert riche et plein d’énergie, à l’image de la carrière du chanteur.

Gaëtan RousselGaëtan Roussel naquit le 13 octobre 1972 dans l’Aveyron. Très vite, une prédisposition à la musique s’impose. Sa rencontre avec Robin Feix au collège lancera le début de l’aventure Louise Attaque. Résultat : 2,8 000 000 albums  (5e meilleure vente de musique française de tous les temps) pour l’album éponyme, qui ne bénéficiait à l’époque d’aucune promotion publicitaire ou radiophonique.

Viendra ensuite « Comme on a dit », album injustement décrié. Le groupe prendra alors le temps de respirer (Gaëtan officie alors dans Tarmac), avant de se reformer pour nous offrir « A plus tard crocodile », qui reste sans doute le meilleur album du groupe.

Boulimique de musique, de rencontres et de création, Roussel s’associe avec le dernier monument du rock français. Il compose une bonne partie de Bleu Pétrole, véritable chant du cygne d’Alain Bashung, là encore succès critique et public.

Il est temps pour ce touche-à-tout de se lancer en solo avec Ginger et, cette année, Orpailleur. Le 8 novembre, il a donné rendez-vous au public liégeois à la Caserne Fonck pour lui présenter son dernier opus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le spectacle fut à la hauteur des espérances.

Accompagné de deux choristes, de deux percussionnistes, d’un claviériste, d’un guitariste et d’un bassiste, Roussel nous balance une musique riche, aux origines multiples, mais avec ces textes et ce phrasé si caractéristiques. Mieux, après trois chansons, un voile transparent s’intercale entre le groupe et le public pour laisser place à une projection de Vjing où les motifs psychédéliques viennent servir la musique.

L’énergie, la bonne humeur, le plaisir de partager sont réels et communicatifs. Le public danse et participe à la fête avec entrain.  Roussel s’offre même une reprise de « J’envisage », morceau du Play Blessures  de Bashung, écrit par Serge Gainsbourg.

Notre hôte clôture la soirée avec autre une reprise, de Talking Heads : « On the road to nowhere ». Je ne sais pas si nous sommes tous sur une route vers nulle part, mais vivement que nos chemins se recroisent, Monsieur Roussel.

See you Later Alligator !

A.S.

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