Mittal dans tous ses états !

Ce vendredi 15 novembre, Nicolas Ancion viendra à l’ULg lire un extrait de son livre  « L’homme qui valait 35 milliards » dans le cadre des « Parlantes ». Bouchon Mag revient sur le roman à succès de l’auteur liégeois.

Et si on enlevait le patron d’ArcelorMittal ? Et si on lui faisait payer la fermeture de nos usines ? Et si ça marche, pourquoi ne pas filmer tout ça et en faire une exposition ? Autant faire d’une pierre deux coups !

Le bassin liégeois, les hauts-fourneaux et les villes ouvrières. Un fabuleux décor d’acier et de coke délavé par un dégradé de ciel gris. Je pensais, à tort, que Liège et les autres bourgades aux alentours ne pouvaient que se conjuguer avec tristesse et détresse sociale. Que la patte artistique des frères Dardenne avait définitivement terni cette image. Et puis, je me suis rappelé : Lucas Belvaux et La raison du plus faible ou encore Les géants de Bouli Lanners. Avec du recul, je me suis rendu compte que de belles histoires pouvaient être racontées sans sombrer dans le misérabilisme social.

© Dominique Houcmant
© Dominique Houcmant

C’est là qu’intervient le livre de Nicolas Ancion, avec comme pitch de départ un peu farfelu d’enlever Laksmi Mittal pour le transformer en œuvre d’art vivante en lui faisant reproduire celles d’artistes contemporains. Surréaliste, n’est-ce pas ? Un point de départ en forme de conversation de comptoir. Lentement, cette histoire fantaisiste et invraisemblable arrive à attirer le lecteur dans un univers bien réaliste, brut et sans détour.

C’est là toute la force de l’ouvrage de Nicolas Ancion. Une vérité sans atour et des personnages drôles, tristes et humains. On aurait presque envie de plaindre le pauvre Mittal d’avoir été embarqué dans cette galère artistique. J’ai bien dit presque !

Néanmoins, au-delà de cette force de vraisemblance, « L’homme qui valait 35 milliards » part dans toutes les directions. Sauter de personnage en personnage finit par emmêler les fils du récit et l’histoire en devient confuse. Il ne reste que cette sensation d’avoir changé de livre en cours de route. Perturbant, même si cela apporte un certain rythme. Un livre que je conseille, ne serait-ce que pour l’idée de départ, et qui se dévore en quelques heures.

Enfin, pour ceux qui désirent approfondir le sujet, la pièce adaptée de l’ouvrage est en représentation au théâtre populaire itinérant – Arsenic – au sein du thème « Rêve général ».

Adriano Tosoni

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