Yew 2.0 : toute une histoire

Le 21 octobre, Yew sortira un nouvel album sobrement intitulé The Fall. Dans ce deuxième opus, le groupe liégeois propose un rock moins celtique, mais un peu plus ouvert sur le monde. Bouchon Mag les a rencontrés avant la release party de ce soir à Liège.

© Gaetan Streel
© Gaetan Streel

Le deuxième album est celui de la confirmation. Y avait-il une pression qui pesait sur vos épaules ?

Une pression dans le sens où The Fall marque un tournant dans l’histoire de Yew. C’est différent de ce qu’on a pu faire auparavant. Nous avons notamment un nouveau chanteur, Jérôme Magnée de Dan San, et notre musique ne se limite plus au rock celtique. Il y a désormais une touche world dans nos compositions. Hormis ces changements, nous avons avant tout pris du plaisir à enregistrer cet album.

Pourquoi cette envie de changement ?

Le groupe commençait à tourner en rond. Nous avions besoin d’un nouveau défi, de prendre conscience des possibilités qui s’offraient à nous. C’était un vrai challenge, mais nous sommes très contents et surtout très fiers du produit fini. On se réjouit de défendre l’album sur scène.

Qu’est-ce qui fait la particularité de The Fall ?

L’album est entièrement basé sur une nouvelle écrite par notre bassiste, Philippe Lecrenier. L’histoire racontée n’est pas très joyeuse, on retrouve donc un côté tragique dans The Fall. Cependant, les sonorités restent festives. Les clips seront également inspirés de ce récit. Nous voulons créer un univers dans lequel la musique, la littérature et le cinéma dialoguent en permanence. Les fans auront d’ailleurs accès à la nouvelle en achetant l’album.

The Fall se distingue également par le nombre d’instruments utilisés.

Exactement. Nous avons voulu revenir aux racines de la musique européenne. C’est la raison pour laquelle nous avons utilisé des instruments traditionnels comme le bouzouki. Cela nous permet de ne pas rester enfermés dans les carcans habituels.

Vous avez un invité de prestige sur The Fall : Arno. Comment s’est passée cette collaboration ?

À la base, le morceau « Between Up and Down » a été enregistré sans lui. Cependant, le résultat manquait d’une voix grave et rocailleuse. On a alors cité le nom d’Arno sur le ton de la rigolade. Notre manager a dit qu’on allait tenter le coup et ça a marché. Lorsque nous l’avons rencontré pour enregistrer le morceau, il a lâché : « Hey les gars, j’ai pas une voix de cigogne ! » (rires). Il a vraiment apporté sa touche. Nous espérons pouvoir l’accueillir sur scène de temps à autre.

Vous présentez votre album ce soir aux Liégeois. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Cela nous tenait à cœur de commencer chez nous, à Liège. Nous avons répété pendant des années rue Bonnier du chêne, à Vottem. C’est une manière de remercier tous ceux qui nous suivent depuis le début. Le concert est d’ailleurs gratuit (NDLR : sur réservation).

Comment définiriez-vous le public de la Cité Ardente ?

Les Liégeois sont un peu comme un moteur diesel : ils sont lents à démarrer, mais une fois qu’ils sont mis en marche, on ne peut plus les arrêter (rires) !

Playlist :

▻ The Fall

Un entretien réalisé par Max Bastin

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