Superlux entre dans le Club

superluxLes Ardentes Club sont de retour pour une nouvelle saison qui s’annonce riche et diversifiée. Mercredi prochain, les Liégeois de Superlux ouvrent le bal au Manège de la Caserne Fonck. Bouchon Magazine en a profité pour rencontrer Nicolas Muselle, le chanteur et guitariste du groupe.

Vous inaugurez la nouvelle saison des Ardentes Club. Qu’est-ce que cela représente pour vous de jouer à Liège ?

Nous sommes très heureux de revenir ici après avoir joué aux Ardentes en juillet. Le public liégeois est très chaud ! C’est également l’occasion de rejouer en salle après avoir fait beaucoup de festivals pendant les vacances.

Vous préférez jouer en salle ?

Nous aimons bien les deux, même si la manière d’aborder les choses est très différente. En festival, c’est plus immédiat, on est de passage. Les gens ne sont pas nécessairement là pour nous, on doit donc les accrocher dès la première chanson. Tandis qu’en salle, on peut se faire plaisir et jouer avec plusieurs ambiances.

Le concert de mercredi sera-t-il à l’image du « nouveau » Superlux, plus rock qu’auparavant ?

Nous allons voyager à travers nos trois albums. Nous avons dû retravailler certaines chansons, mais nous sommes très contents de la manière dont les nouveaux morceaux s’imbriquent avec les anciens. Un set de concert se construit comme une histoire. On doit sans cesse se réinventer, tout bousculer.

Les versions live sont donc différentes des versions studio ?

Nous modifions totalement nos chansons pour la scène. L’objectif est de rendre le concert vivant. On a donc une démarche proche de celle d’un groupe de rock, mais avec un son plus électro. Nous voulons que ça soit un maximum joué. On conserve souvent le chant et on réarrange ensuite tout le reste. C’est le cas notamment pour notre premier single.

Votre dernier album, The Line, est d’ailleurs marqué par l’arrivée d’une batterie.

C’était dans le prolongement dans la tournée précédente, durant laquelle on avait déjà utilisé une batterie. Cela a changé nos perspectives et notre façon de travailler. Avant, nous avions une manière de composer qui était plus électro. Désormais, on travaille avant tout le chant et la guitare. Ces deux éléments doivent tenir la route à eux seuls. Après, seulement, on ajoute les couleurs et la texture lors des arrangements.

Cet album est aussi le premier à avoir été enregistré complètement en studio. Qu’est-ce que cela a changé pour vous ?

Avec l’arrivée de la batterie, nous ne pouvions plus enregistrer nos morceaux nous-mêmes. Notre producteur, Julien Rauis, est intervenu dans le processus créatif comme un membre du groupe. Il nous a tirés vers des sonorités plus vintage, années 70, avec notamment l’utilisation de vieux instruments comme le Clavinet. Cela a donné une couleur et une belle homogénéité à l’album.

La sortie de The Line a marqué la fin d’une longue attente (7 ans). Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Nous avions fait sept ans de tournée non-stop. Un break s’imposait, sans savoir si nous allions reprendre ou non. Après un petit temps, l’envie de composer est revenue d’elle-même. Nous nous sommes alors retrouvés pour voir si nos attentes étaient compatibles. À partir de ce moment-là, nous avons posé les balises de ce nouvel album.

Vous n’aviez pas peur d’avoir perdu votre public entre-temps ?

Si, bien sûr. Les gens qui nous ont connus dans les années 2000 ont vieilli. Notre public actuel n’est peut-être plus le même. Cependant, nous sommes très contents des retours que nous avons eus suite à la sortie de The Line. Le public a très bien réagi.

Trouvez-vous qu’il y a assez d’infrastructure à Liège pour accueillir les concerts ?

Non, ce n’est pas suffisant. Avant, il y avait la Soundstation qui était un véritable pôle culturel. Depuis sa fermeture, un tel endroit manque cruellement à Liège. Les Ardentes Club et les soirées Jaune Orange permettent d’avoir une dynamique, mais ces initiatives n’ont pas de salle qui leur appartient. Il y a donc encore des progrès à faire au niveau des infrastructures.

Avez-vous un coup de cœur liégeois pour le moment ?

J’ai découvert le premier album de The Feather. Je l’ai trouvé pas mal du tout ! J’aurais bien aimé les voir vendredi en concert, mais j’étais moi-même sur scène ce soir-là…

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que la sortie de notre album à l’étranger se passe bien. The Line sortira prochainement en France et en Suisse. Nous partirons ensuite pour une longue tournée. Tout cela s’annonce bien.

Entretien réalisé par Julie Jüngling & Max Bastin

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